ARISTOTE : SENSIBILITÉ ET INTELLIGENCE
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ARISTOTE : SENSIBILITÉ ET INTELLIGENCE


—Le Texte—

Aristote/ Sensibilité et intelligence

 

 

Un intelligible étant donné, l’intelligence est passive par rapport à lui : c’est une tablette de cire où les objets s’impriment : elle ne crée pas les représentations, elle en dépend. Mais pour dégager l’essence des objets, il faut qu’elle cesse d’être passive : pour comprendre comment elle, immatérielle, entre en rapport avec des objets matériels, l’intelligence doit les dominer. Aristote indique bien les conditions du problème, mais pas de solution. C’est là le problème des rapports de la sensibilité et de l’entendement. Dans nos représentations, il y a quelque chose qui ne peut provenir des images; c’est le fait même de comprendre un acte opposé à la réceptivité de la sensation. Quel est cet acte ? Il est possible, dit Aristote, de le concevoir par l’identification de l’intelligence qui connait et des caractères de l’objet connu. Là s’arrête Aristote. La pensée ne peut connaître que ce qui lui est semblable : il faut qu’elle domine ce qu’elle a à assimiler, il faut que l’activité de l’intelligence s’identifie à l’activité des objets. L’intelligence cherche l’universel dans l’individuel, mais l’universel n’est pas dans l’objet; d’où l’identification du sujet et de l’objet.  

 

—Alexei